DE LA FRANCE.
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mère adultère est parfaitement joué par mademoiselleGeorges, le gros soleil de chair qui rayonne au cieldramatique des boulevards. Mallefile a donné il y aquelques mois un nouvel ouvrage intitulé le Paysandes Alpes. Il s’est soumis cette fois à une plus grandesimplicité, mais aux dépens de la poésie. Cette pièceest plus faible que ses précédentes tragédies; mais lesbarrières du mariage y sont également démolies d’unemanière très-patliétique.
Rougemont, le second de ces lauréats du boulevard,a fondé sa réputation par trois drames, qui parurentl’un après l’autre dans le court espace de six mois, etobtinrent le plus grand succès. Le premier s’appellela Duchesse de Lavaubalière, faible canevas, où l’ontrouve beaucoup d’action, mais dont les développe-ments ne frappent ni par l’audace ni par le naturel.Les moyens y sont pénibles et mesquins ; la passionn’y déploie qu’une chaleur simulée ; tandis qu’au fond,tout y est mou et froid. Son second ouvrage, Léon, estdéjà meilleur ; on y trouve quelques scènes grandes etremuantes. J’ai vu'la semaine dernière sa troisièmepièce, intitulée Eulalie Grançjer , drame purementbourgeois, œuvre excellente, en ce que l’auteur yobéit à la nature de son talent et qu’il y présente,