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ŒUVRES DE HENRI HEINE,
péniblement improvisé. A la fin de sa narration, ilsourit ainsi qu’un auteur content de son invention. Ilcommence lentement : « Signor Antonio , many atime and oft » jusqu’à ce qu’il arrive au mot dog,qu’il jette déjà avec plus de force. Le courroux s’ac-croît aux mots : « and spit npon my jeioisli gabar-dine... oivn. » — Puis il s’approche droit et orgueil-leux, et dit avec une ironie amère: « Well then...ducats. — » Mais, soudain son dos se plie, il tire sonchapeau et ajoute avec des gestes serviles : « Or, shallI bent loto... monies. Oui, sa voix devient servileaussi à cet instant; on n’y distingue qu’une légèrefêlure de colère concentrée : autour de ses lèvres com-plaisantes se tordent vivement de petits serpents; sesyeux seuls ne peuvent se contraindre et lancent con-tinuellement leurs traits empoisonnés. Ce combatd’humilité extérieure et de dépit secret éclate au der-nier mot monies par un rire effrayant, qui se brisesubitement, pendant que la figure, convulsivementcontractée pour l’humilité, garde encore quelquesinstants une immobilité de masque, et que l’œil seul,l’œil méchant, brille d’un éclat homicide.
Mais ce sont là paroles inutiles. La meilleure des-cription ne peut donner une idée de Kean, Sa décla-