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ŒUVRES BE HENRI HEINE,
portance de ce fait pour le théâtre en France et lesuccès avec lequel les auteurs dramatiques de cepays puisent si souvent à cette source unique d’en-thousiasme dans le désert de l’indifférence. Quand onfourre dans les petits vaudevilles du boulevard unescène du temps de l’empire ou quand l’empereur yparaît en personne, la pièce peut être détestable, maisles applaudissements ne manquent point ; car le cœurdes spectateurs se met de la partie, et ils applau-dissent à leurs sentiments à leurs souvenirs propres.Il y a des couplets où sont placées des répliques quiétourdissent comme des coups de crosse le cerveaudes Français, ou agissent comme des ognons sur leursglandes lacrymales. Tout cela crie, pleure et s’en-flamme aux mots : aigle français, soleil d’Austerlitz ,Iéna, les Pyramides, la grande armée, l’honneur, lavieille garde, Napoléon. L’enthousiasme est au comblequand l’homme lui-même, l’homme arrive à la fin dela pièce comme le Deus ex machina! Il a toujours lechapeau magique sur la tête , les mains derrière ledos, parle aussi laconiquement que possible, mais nechante jamais. Je n’ai jamais vu de vaudeville oùNapoléon chantât. Tous les autres chantent. J’aimême entendu le vieux Fritz, le grand Frédéric