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De la France
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283
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DE DA FRANCE.

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même. Quand on lui reprochait le désordre qui ré-gnait chez luq il assurait qu’on n’avait qu’à lui donnerà boire assez d’eau-de-vie et que la tenue de son mé-nage prendrait aussitôt un aspect bien plus brillant.Au lieu d’eau-de-vie, c’était la gloire, l’ambition et lajoie des conquêtes qui enivraient ces bonapartistes,tellement qu’ils ne voyaient pas le véritable aspect deschoses du temps de l’empire. Aujourd’hui, chaquefois qu’on se plaint de la dureté du temps, ils nemanquent pas de s’écrier : Tout cela changerait bien-tôt, la France fleurirait et brillerait, si l’on nous don-nait encore à boire, comme autrefois, croix d’hon-neur, épaulettes, contributions volontaires, tableauxespagnols, duchés à pleins bords.

Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas seulement lesvieux bonapartistes, c’est la masse même du peuplequi aime à se bercer de ces illusions, et les jours dol’empire sont la poésie de ces gens : poésie qui faitencore contraste avec l’esprit mesquin de la bour-geoisie victorieuse. L’héroïsme de la domination im-périale est la seule chose à laquelle les Français soientencore sensibles, et Napoléon est encore le seul hérauquel ils croient encore.

En y pensant, mon cher ami, vous comprenez l’im-