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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
prétendant unique : je ne sais vraiment ce que je doisle plus admirer chez ces hommes, de leur folie ou deleur présomption. Les républicains sembleraien en-core plus que tous les autres en état d’attirer à eux lesbonapartistes; mais s’il a été jadis facile de faire dessans-culottes les plus mal peignés les impérialistes lesplus brillamment huppés, il peut être aujourd’hui diffi-cile d’opérer la métamorphose contraire.
On regrette que les saintes reliques, l’épée de l’em-pereur, le manteau de Marengo, le chapeau histo-rique, etc., qui, conformément au testament deSainte-Hélène, ont été remis au jeune Reichstadt, nereviennent pas à la France. Chaque parti en Francepourrait bien utiliser un morceau de cette succession.Vraiment, si j’en pouvais disposer, je les répartiraisainsi : aux républicains, l’épée de l’empereur, parceque ceux-ci sont encore les seuls qui sauraient lamettre à profit. Je donnerais à messieurs du juste-milieu le manteau de Marengo : car, dans le fait, unsemblable manteau leur viendrait bien à propos pourcouvrir leur humbie nudité. Pour les carlistes, je ré-serverais le tricorne impérial, quoiqu’il n’aille, à lavérité, pas très-bien à de pareilles têtes; mais il pourraleur être d’un bon secours quand les coups pleuvront