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(EUVUES DE HENRI HEINE,
saient pas fort touchés. Dans les campagnes, c’est sansrestriction aucune qu’on vénère l’empereur. Là le por-trait de Y homme est suspendu dans chaque chaumière,et peut-être, comme le remarque la Quotidienne, aumême mur où l’on eût placé celui du fils de la maison,s’il n’avait été ^sacrifié par cet homme sur un de sesmille champs de bataille. Le dépit arrache quelquefoisà la Quotidienne les remarques les plus naïvementconsciencieuses, ce dont la Gazette, plus jésuitique-ment fine, se dépite à son tour : c’est la principaledifférence politique qui existe entre ces deux feuilles.
J’ai parcouru la plus grande partie des côtes septen-trionales de la France au moment où s’y répandit lanouvelle de la mort du jeune napoléon. En quelqueendroit que j’arrivasse, je trouvais le deuil le plus pro-fond de ce triste événement. La douleur de ces gensétait pure et sincère, et n’avait pas sa source dans l’é-goïsme du moment, mais dans les souvenirs chérisd’un passé glorieux. C’était surtout les belles Nor-mandes qu’on entendait déplorer longuement la mortprématurée du jeune fils du héros.
Oui! dans toutes les chaumières est suspendu leportrait de l’empereur. Je l’ai trouvé partout couronnéd’immortelles comme nos images du Sauveur pendant