DE T.A FRANCE. 229
et qui, clans la marche fougueuse et effrénée de sesidées, ne voit dans la terreur qu’un allié.
En dépit du grand nombre des tètes, en dépit dutriomphe du 6 juin, le peuple doute de la force dujuste-milieu. Et c’est toujours de fâcheux augure quandun gouvernement ne paraît pas fort aux yeux du peu-ple. Il excite alors le premier venu à essayer sa forcecontre lui; une impulsion mystérieusement démo-niaque pousse les hommes à l’ébranler. C’est là le se-cret des révolutions.
Dieppe, 20 aofit.
On ne peut se figurer l’impression produite dans lesclasses inférieures du peuple français par la mort dujeune Napoléon. Le bulletin que le Temps publiait de-puis six semaines sur la lente agonie du jeune prince,et qui était réimprimé et vendu dans les rues de Parispour un sou, avait commencé à exciter dans tous lescarrefours la plus profonde tristesse. J’ai même vu dejeunes républicains pleurer ; mais les vieux ne parais-