DE LA FRANCE.
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avec laquelle ils peuvent agir. Nous ne pouvons nousfigurer par combien de voies légales peut procéderl’opposition anglaise, adversaire du gouvernementdans le parlement et au dehors. On ne comprend bienles journées de Wilkes que lorsque soi-même on a vul’Angleterre. Les voyageurs qui veulent nous donnerune idée de la liberté anglaise, nous font dans ce butl’énumération de ses lois. Mais ces lois ne sont que leslimites de la liberté, et non la liberté elle-même. On n’asur le continent aucune idée de la somme de liberté in-tense qui peut se trouver quelquefois amassée dans ceslimites, et l’on se figure encore moins la paresse et l’in-dolence des gardiens. Ce n’est que là où elles doiventprotéger.contre l’arbitraire du pouvoir qu’elles sont gar-dées avec vigilance. Sont-elles franchies par leshommesdu pouvoir, l’Angleterre en masse est aussitôt deboutcomme un seul homme, et l’arbitraire est repoussé.Non ! ces gens n’attendent pas que la liberté ait reçuune atteinte; mais, pour peu qu’elle soit menacée, ilsse lèvent avec des paroles et des fusils. Les Françaisde juillet ne se sont révoltés qu’après avoir reçu le pre-mier coup de massue porté par le despotisme : lesordonnances. Les Anglais de ce mois de mai n’ont pasattendu si longtemps : il leur a suffi qu’on eût remis le