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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
demeurerez stupéfaits à ce langage de bourreau aveclecjuel ils flagellent et stigmatisent le vainqueur de.Waterloo. Son nom est devenu un outrage. On étaitparvenu, à l’aide des plus basses menées, à lui fairetomber le pouvoir entre les mains; et il n’a pasosé l’exercer. Leigh Hunt le compare en celte occa-sion à un vieux libertin qui voulait séduire une jeunefille; comme celle-ci, dans son inquiétude, demandaitconseil à une de ses amies, elle en reçut pour réponse :c< Laissez-le faire ; outre le péché de ses coupables in-tentions, il s’attirera encore toute la lionte de l’im-puissance. »
J’ai toujours détesté cet homme; mais je ne lecroyais pas aussi méprisable. Il est singulier que j’aietoujours eu de ceux que je haïssais une idée plus grandequ’ils ne méritaient en elïet. Et j’avoue que toujoursj’ai supposé aux torys d’Angleterre plus de courage,de force et de généreuse abnégation qu’ils n’en ontmontré au moment où cela était nécessaire. Oui ! jeme suis trompé sur le compte de cette haute aristocra-tie anglaise : je pensais qu’à l’exemple des fiers Ro-mains, ils vendraient aussi cher qu’autrefois le champoù campait l’ennemi, qu’ils ^attendraient sur leurschaises eurules.Non! une terreur panique les a