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ŒUVRES DE HENRI IIEINE.
à fait la tête, et l’on était déjà sur le point de choisirle maréchal Soult pour premier ministre, en vue del’équilibre militaire.
La liberté, en France comme en Angleterre, seraitalors passée sous le commandement de deux ancienssoldats qui, étrangers ou même hostiles à tout espritde civisme indépendant, n’ont appris qu’à obéir enesclaves ou à commander en despotes. Soult et Wel-lington ne sont par leur caractère que de véritablescondottieri, si ce n’est que le premier a appris à uneplus noble école le métier des armes, et qu’il a autantsoif de gloire que de solde. La récompense qui devaitlui revenir n’était pas moins qu’une couronne, et l’onm’a assuré que Soult a été pendant quelques jours roide Portugal, sous le nom de Nicolas I er , roi des Âl-garves. Le caprice de son sévère suzerain ne lui per-mit pas de prolonger davantage cette royale plaisante-rie. Mais il ne peut certainement l’oublier : il a bu àpleines oreilles le doux retentissement de ce titre deMajesté; il a vu avec des yeux enivrés les hommes luiprésenter à genoux leur hommage le plus humble, etsur ses gracieuses mains il sent encore les brûlants
baisers des lèvres portugaises.Et c’est à lui qu’on
devait confier la liberté de la France ! Quant à l’autre,