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ŒUVRES DE HENRI HEINE,
quiert une solidité dont les anciens philosophes poli-tiques n’avaient aucun pressentiment. . . . . .
Le roi, ne gouvernant pas, est aussi irresponsable,inviolable, et ses ministres seuls peuvent être ac-cusés , condamnés et punis pour mauvais gouverne-ment. Le commentateur de la constitution anglaise,Blakstone, a commis une erreur quand il a comptél’inviolabilité du roi au nombre de ses privilèges. Cetteidée flatte plus un roi qu’elle ne lui sert. Dans lespays du protestantisme politique, les pays constitu-tionnels, on veut bien plutôt savoir les droits desprinces fondés sur la raison qui fournit des argumentssuffisants pour leur inviolabilité, du moment qu’onadmet qu’ils ne peuvent agir, et ne sont dès lors nicomptables, ni responsables, ni punissables pas plusque celui qui ne fait rien par lui-même. Le principeThe king cannot do ivrong, sur lequel on fonde l’ir-responsabilité, ne peut avoir de valeur qu’en y ajoutantces mots : Because lie does nothing. Mais à la placedu roi constitutionnel ce sont les ministres qui agis-sent, et c’est pourquoi ceux-ci sont responsables.