DE LA FRANCE.
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Leur action est indépendante ; ils doivent repoussertout net un avis du roi qui ne s’accorde pas avec leleur et, dans le cas où leur système ne convient pasau roi, se retirer tout à fait. Sans une telle liberté devolonté, la responsabilité que les ministres assumentpar le contre-seing des actes du gouvernement seraitune injustice impie, une cruauté, une absurdité : ceserait introduire dans le droit politique la doctrine dubouc émissaire. La même raison tait que les ministresd’un prince absolu sont tout à fait irresponsables,excepté à l’égard de celui-ci. Ils ne doivent comptequ’à leur maître, comme lui-même n’en doit qu’àDieu.»
Après ce peu d’explications sur la différence entreles deux puissances, absolue et constitutionnelle, ildevient clair pour chacun que la discussion sur la pré-sidence, telle qu’elle vient de s’élever dans les circon-stances présentes en France, devait moins avoir pourobjet la question de savoir si le roi devait présider,que celle-ci : De que'lo manière entend-il présider ? Il