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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
brillante. Le National seul se distingua. On sortit dufourreau la vieille formule de combat : Le roi règne ,mais ne gouverne pas, dont on s’était servi dans lesderniers temps de la restauration. Les trois hommes etdemi qui s’occupaient alors de politique en Alle-magne, traduisirent, si je ne me trompe, cet axiomepar les mots : Ber kœnig herrscht, aber er regiertnicht. Je n’approuve cependant pas le mot herrschen ,qui porte, selon moi, une couleur d’absolutismê. Etpourtant, cette maxime formulée par le génie poli-tique de Thiers, a été acceptée pour bien établir ladifférence entre les deux pouvoirs absolu et consti-tutionnel.
En quoi consiste cette différence? Quiconque est decœur pur en politique osera aussi discuter de la ma-nière la plus précise cette question au delà du Rhin.C’est en voulant la tourner qu’on a prêté secours d’uncôté au plus audacieux jacobinisme, et de l’autre à laservilité la plus lâche.
Comme la théorie de l’absolutisme, à partir duméprisable mais savant Salmasius, en descendantjusqu’à M. Jarke, qui n’est pas savant, a été presquetoujours soutenue par des écrivains décriés, la mau-vaise réputation des avocats a compromis au delà de