DE LA FRANCE.
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destinées à cet usage ne suffisaient pas, on employatoutes sortes d’autres voitures, qui, tendues de drapnoir, avaient l’aspect le plus étrange. Celles-là finirentpar manquer aussi, et je vis emporter des cercueilsdans des fiacres : on les plaçait en travers, de façonque les deux extrémités sortaient par les portières.C’était chose repoussante à voir que ces grandes voi-tures de meubles qui servent pour les déménagements,parcourant alors les rues comme des omnibus demorts, quêtant de maison en maison les cadavres etles emportant par douzaines au champ de repos.
Le voisinage d’un cimetière où convergeaient lesconvois funèbres, présentait le coup d’œil le plus dé-solant. Voulant visiter un jour une personne de maconnaissance, j’arrivai au moment même où l’onchargeait son cadavre sur le char funéraire. La tristefantaisie me prit de lui rendre alors la politesse qu’ilm’avait faite plus d’une fois; je pris une voiture etl’accompagnai jusqu’au Père-Lachaise. Arrivés dans levoisinage du cimetière, mon cocher arrêta tout d’uncoup, et quand, sortant de ma rêverie, je regardaiautour de moi, je ne vis plus que ciel et cercueils.Nous étions entrés dans la bagarre de quelques cen-taines de voitures d’enterrements, qui faisaient en-