DE LA FRANCE.
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mais en maître absolu, et qui, sans égard pour lerang ni pour l’opinion, abat par milliers ses vic-times.
On s’était préparé avec d’autant moins de soin con-tre ce fléau, qu’on avait reçu de Londres la nouvellequ’il n’avait enlevé que peu d’individus proportion-nellement. On parut même d’abord avoir pris le partide s’en moquer, et l’on pensa que le choléra, ainsi quetoutes les autres grandes réputations, se réduirait ici àpeu de chose. Il ne faut donc pas trop en vouloir à cethonnête choléra, si dans la crainte du ridicule il eutrecours à un moyen que Robespierre et Napoléonavaient trouvé efficace, et si, pour se faire respecter,il décima le peuple. Par la grande misère qui règne ici,par l’immense malpropreté qu’on y trouve ailleursencore que dans les classes les plus pauvres, par l’irri-tabilité du peuple surtout, par sa légèreté sans bornes,par le manque total de dispositions et de mesures deprévoyance, le choléra devait s’étendre avec plus depromptitude et d’horreur qu’en aucun autre lieu. Sonarrivée fut officiellement notifiée le 29 mars, et commec’était le jour de la mi-carême, qu’il faisait beau soleilet un temps charmant, les Parisiens se trémoussèrentavec d’autant plus de jovialité sur les boulevards, où
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