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ŒUVRES RE IIENRI HEINE.
pour la charte qu’on se battait pendant la grandesemaine, mais pour ces mêmes intérêts de la révolu-tion auxquels on a, depuis quarante ans, sacrifié lesang le plus pur de la France. Mais pour qu’on neveuille pas voir, dans l’auteur de ces articles, un deces prédicants qui n’entendent par révolution que bou-leversements sur bouleversements, et prennent pourl’essentiel de la révolution ce qui n’en serait qu’un faitaccidentel, je veux en établir ici, aussi exactement quepossible, l’idée fondamentale.
Quand la culture intellectuelle d’un peuple et lesmœurs et les besoins qui en sont le résultat, ne sontplus en harmonie avec les vieilles institutions poli-tiques, il s’élève contre ces dernières un combat denécessité qui amène le changement de ces institu-tions et qu’on appelle révolution. Tant que la révolu-tion n’est pas accomplie, tant que cette transformationdes institutions ne s’accorde pas entièrement avec laculture intellectuelle du peuple, avec ses mœurs etses besoins, la maladie du corps social n’est pas com-plètement guérie, et le peuple en proie à cette surexci-tation pourra bien tomber de temps à autre dans lecalme flasque de l’abattement; mais bientôt relevé pardes accès de fièvre, il arrachera de ses plaies les ban-