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ŒUVRES RE HENRI HEINE.
férents (le cette espèce qui n’ont ni opinion propre, nisympathie pour les intérêts du jour; dont Tuniquedésir est de découvrir ce qui se passe, de recueillir lebavardage de tous les salons, et dont l’occupation con-siste à colporter dans chaque parti la chronique scan-daleuse de l’autre. L’indifférence de ces hommesarrive à ne voir partout que des personnes et non deschoses, ou plutôt à ne voir dans les choses que despersonnes, puis à prophétiser la ruine de celles-là,parce qu’ils connaissent la faiblesse de celles-ci, detelle sorte qu’ils jettent ainsi dans les méprises et dansles erreurs les plus pernicieuses leurs commettantsrespectifs.
Je ne puis m’empêcher d’appeler particulièrementl’attention sur la disproportion qui règne actuellementen France entre les choses, c’est-à-dire les intérêtsintellectuels et matériels, et les personnes'représen-tant ces intérêts. Il en était tout autrement à la fin dusiècle dernier, où les hommes, encore de grandeurcolossale, s’élevaient à la hauteur des choses ; en sortequ’ils formaient dans l’histoire de la révolution letemps héroïque, et comme tels, sont devenus l’objetdu culte et de l’amour de la jeunesse républicained’aujourd’hui. Ou bien sommes-nous déçus à cet