DE LA FRANCE.
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boyant des feuilles quotidiennes et la grande voix dupeuple dans la rue leur prodiguent les avertissements.Les coteries de l’opposition ne mentent pas non plusde propos délibéré ; ces hommes se croient bien sûrsde vaincre, comme tous en général croient ce qu’ilsdésirent; ils s’enivrent du champagne de leurs espé-rances, signalent chacune de leurs déconvenuescomme un événement nécessaire qui doit les conduired’autant plus promptement à leur but : la veille mêmede leur ruine, ils sont radieux de confiance; et le mes-sager judiciaire qui leur annonce légalement leursdéfaites, les trouve ordinairement en contestation surle partage de la peau de l’ours. De là ces erreursd’idée fixe auxquelles on ne peut échapper quand onse rattache à l’un ou à l’autre parti; chacun noustrompe sans le vouloir, et nous nous fions de préfé-rence à ceux de nos amis qui pensent comme nous.Si par hasard nous sommes nous-mêmes de naturetellement indifférente que, sans prédilection particu-lière, nous nous prêtions au contact continuel de tousles partis, nous sommes mis en défaut par l’assurancesuffisante que nous rencontrons chez tous en particu-lier, et notre jugement est neutralisé de la façon laplus embarrassante. On rencontre en effet des indif-