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ŒUVRES RE HENRI HEINE.
malheur et purifié par la mort, comme un emblèmede la force populaire victorieuse.
Puisque je viens de parler du jeune Napoléon et dujeune Henri, il me faut aussi faire mention du jeuneduc d’Orléans. On les voit ordinairement dans les ma-gasins d’estampes, suspendus l’un à côté des autres,et nos pamphlétaires s’occupent sans cesse à discuterces trois étranges légitimités. Il va sans dire que cesujet est un des thèmes favoris du bavardage public.C’est une question trop oiseuse et trop inutile pourque j’aie envie de la traiter ici. La moindre donnéesur les qualités personnelles du duc d’Orléans meparajt avoir plus d’importance, puisqu’il cette indivi-dualité se rattachent tant d’intérêts d’une réalité pro-chaine. La question plus pratique est donc de savoir,non s’il a le droit de monter sur le trône, mais s’il ena la force, si cette force inspirera une confiance suffi-sante à son parti, et comme il doit en tout cas jouerun rôle important, d’être fixé sur ce qu’on peut at-tendre de son caractère. Sous ce dernier rapport, lesopinions sont diverses et même opposées. Les uns,adversaires décidés de la nouvelle dynastie, disent quele duc d’Orléans est tout à fait borné, simple d’esprit,obtus; que même dans sa famille on l’appelle Grand