DE LA FRANCE,
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de son histoire, sa chronique d’airain , et il y lit sespropres hauts faits. Mais il se rappelle surtout le traite-ment ignominieux que les Allemands ont fait subir àla statue de cette colonne, comment on a scié lespieds à ce pauvre empereur, comment on lui a nouéune corde autour du cou, ainsi qu’à un voleur, etcomment on l’a arraché de son poste élevé. Les bonsAllemands ont fait leur devoir. Chacun a sa missionsur la terre, mission qu’il accomplit à son insu enlaissant un symbole de cet accomplissement. AinsiNapoléon devait, dans tous les pays, combattre pourassurer la victoire à la révolution ; mais, oublieux decette mission, il voulut faire servir la victoire à seglorifier lui-même, et, dans l’orgueil de son égoïsme,il plaça sa propre image sur les trophées conquis parla révolution, sur les canons fondus de la colonne.Alors vinrent les Allemands, avec la mission de vengerla révolution et de précipiter l’empereur de sa hau-teur égoïste. Depuis la révolution de juillet, le drapeautricolore a pris provisoirement la place de l’empereursur la colonne, et il y flotte victorieux et plein d’avenir.Si, dans la suite, on y rétablit Napoléon, il n’y do-minera plus comme empereur, comme César, maiscomme représentant delà révolution, absous par le