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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
qui depuis sa plus tendre jeunesse jusqu’à ce jouravait eu à la bouche les mots liberté , égalité , et qui,en opposition avec sa propre parenté, s’était posécomme un représentant de la démocratie.
De quel éclat resplendissait cet homme sous lesoleil de juillet, qui entourait sa tête comme d’uneauréole et répandait même une si joyeuse lumière surses défauts qu’ils éblouissaient encore plus que sesvertus! Valmy et Jemmapes étaient encore le patrio-tique refrain de tous ses discours ! Il caressait le dra-peau tricolore comme une maîtresse qu’on a retrouvée;il se tenait sur le balcon du Palais-Royal et battaitavec la main la mesure delà Marseillaise que le peuplechantait, ou plutôt hurlait avec joie dans la cour, au-dessous de ses fenêtres; il était tout à faitle fils d’Ëga-lité, le soldat tricolore de la liberté, comme il s’étaitfait chanter par Casimir Delavigne dans la Parisienne,comme il s’était fait peindre par Horace Vernet sur cestoiles dont l’exposition permanente dans les apparte-ments du Palais-Royal était bien significative. Sous larestauration, le peuple avait toujours eu un libre accèsdans ces appartements; il s’y répandait le dimancheet admirait comme tout y avait l’air bourgeois, encomparaison avec les Tuileries, où un pauvre bour-