DE LA FRANCE.
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épluchent les mots. Ils ne trouvent que la lettre quitue et non l’esprit qui vivifie. C’est pourtant celui-ci,et non l’autre, qu’on devrait s’attacher à découvrir;car le peuple s’entend aussi peu en paroles, qu’il saitfaire servir les paroles à se faire entendre. Il ne com-prend que des actes, des faits, et c’est par ceux-ciqu’il s’exprime. La révolution de juillet a été un faitsemblable, et ce fait ne consiste pas seulement en ceque Charles X a été chassé des Tuileries et qu’à saplace Louis-Philippe a établi dans ce palais sa rési-dence : un pareil changement de personnes n’eût étéune révolution que pour le portier du palais. Lepeuple, en chassant Charles X, n’a vu en lui que lereprésentant de l’aristocratie, tel qu’il s’est montrétoute sa vie depuis 1788, où, en sa qualité de princedu sang, il déclara formellement, dans une représen-tation à Louis XVI, qu’un prince était gentilhommeavant tout, qu’il appartenait nécessairement commetel aù corps de la noblesse, et devait en défendre lesdroits et privilèges avant tous autres intérêts ; maisdans Louis-Philippe, le peuple a vu un homme dontle père avait déjà reconnu, par son nom même, l’éga-lité civile des hommes, un homme qui avait combattude sa personne pour la liberté à Jennnapes et à Vahny,