DK LA FRANCE.
113
geois ne pouvait entrer aussi facilement; puis il con-•sidérait avec une prédilection toute particulière letableau dans lequel Louis-Philippe est représenté don-nant, comme professeur, dans un collège de Suisse,une leçon sur le globe terrestre à des enfants. Cesbraves gens pensaient merveilles sur la science qu’ilavait dû acquérir lui-même dans une semblable occu-pation! Aujourd’hui, les mécontents prétendent queLouis-Philippe a surtout appris alors à faire bonnemine à mauvais jeu et à estimer beaucoup l’argent.L’auréole a quitté sa tête, dans laquelle ses ennemisne veulent plus apercevoir que la forme d’une poire.
La poire est toujours la plaisanterie populaire per-manente dans les journaux voués au sarcasme et dansles caricatures. Ceux-Là surtout : le Revenant, lesCancans, le BricïOison, la Mode et tout le reste de cesscorpions carlistes, maltraitent le roi avec une audaced’autant plus révoltante, qu’on sait bien que le noblefaubourg fait les frais de ces feuilles. On dit que lareine les lit souvent et qu’elle en pleure ; la pauvrefemme les reçoit par l’entremise zélée de ces ennemisintimes qu’on trouve dans toute grande maison à titrede bons amis.