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ŒUVRES UE HENRI HEINE.
reusement ravisé. De tant de divertissements natio-naux, aujourd’hui tombés en désuétude, la marche dubœuf gras est presque le seul qui soit demeuré enFrance. Le trône absolu, le Parc-aux-Cerfs, le chris-tianisme , la Bastille et autres semblables institutionsdu bon vieux temps, tout a.été renversé par la révo-lution : le bœuf seul est resté. Aussi le promène-t-onen triomphe par la ville, couronné de fleurs et escortéde garçons bouchers, la plupart le pot en tête et leharnais sur le corps, lesquels, en qualité de prochesparents, ont hérité de cette vieille ferraille des cheva-liers d’autrefois.
Il est très-facile de retrouver le sens des mascaradespubliques; mais il l’est beaucoup moins de pénétrercelui de la mascarade secrète qu’on rencontre ici par-tout ailleurs. Ce carnaval universel commence au1 er janvier et finit le 31 décembre. C’est au Palais-Bourbon, au Luxembourg et aux Tuileries qu’on envoit les réunions les plus brillantes. Ce n’est pas seule-ment à la Chambre des Députés, mais à la Chambredes Pairs, et jusque dans le cabinet du roi, qu’on joueune détestable comédie dont le dénouaient serapeut-être tragique. Les hommes de l’opposition, quine font que continuer la comédie du temps de la res-