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tauration, sont des républicains déguisés, qui se font,avec une visible ironie pu une répugnance évidente,les comparses de la royauté. Les Pairs jouent mainte-nant le rôle de fonctionnaires viagers, choisis à causede leur mérite; mais quand on regarde sous leurmasque, on n’y revoit le plus souvent que les noblesvisages bien connus. Quelques modernes que soient'leurs costumes, ils n’en demeurent pas moins leshéritiers de la vieille aristocratie ; ils portent des nomsqui rappellent l’ancienne misère. Ainsi l’on trouve aumilieu d’eux jusqu’à un Dreux-Brézé, dont le Nationaldit qu’il n’est remarquable que par une belle réponsequi fut faite à son père. Pour Louis-Philippe, il jouetoujours son rôle de roi-citoyen et revêt encore lecostume bourgeois approprié à l’emploi; mais chacunsait que, sous son modeste chapeau rond, il porte unecouronne de coupe antique, et l’on prétend qu’il cachedans son parapluie le sceptre absolu. Ce n’est quelorsqu’il est question des intérêts les plus chers, lors-qu’un interlocuteur donne les répliques qui ont le pou-voir d’enflammer les passions, que ces gens quittentleur rôle étudié et révèlent leur personnalité. Ces inté-rêts sont d’abord ceux d’argent; puis c’est à ceux-cique doivent céder les autres, ainsi qu’on a pu s’en