DE LA FRANCE.
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ces hommes du peuple et des filles publiques, qui,sous les costumes de cour qu’ils avaient loués, avecleur rouge et leurs mouches, parodiaient les bellesmanières du régime précédent, s’affublaient de beauxtitres et de grands noms carlistes, jouaient de l’éven-tail et se pavanaient aveç des mines de cour si par-faites, que je me rappelai involontairement les au-gustes cérémonies que dans mon enfance j’avais eul’honneur d’admirer du haut d’une galerie, avec cettedifférence cependant que les poissardes de Paris par-laient un meilleur français que les cavaliers et lesnobles damoiselles de ma patrie.
A propos de ma patrie, il faut lui rendre justice,et j’avoue que le bœuf gras de cette année n’auraitpas fait la moindre sensation en Allemagne. Un Alle-mand rirait à la vue d’un bœuf aussi exigu, bien qu’icichacun se soit émerveillé sur sa grosseur. Pendanttoute une semaine, les petits journaux avaient étéremplis d’allusions au sujet de c'e pauvre animal. Onentendait répéter partout comme un bon mot perma-nent, qu’il avait été gros, gras et bête, et l’on a pa-rodié de la façon la plus odieuse en caricature lamarche de ce bœuf quasi-gras. On disait déjà que lecortège serait défendu cette année; mais on s’est heu-