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De la France
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ŒUVRES DE HENRI IIEINE.

pouvaient le supporter plus longtemps. Mais dordi-naire, après trois jours passés sans nourriture, lespauvres gens trépassent; lun après lautre, on lesenterre en silence; à peine le remarcjue-t-on.

« Voyez comme le peuple est heureux ! » me disaitmon compagnon en me montrant les nombreusesvoitures chargées de masques qui poussaient des crisde joie et se livraient aux folies les plus gaies. Lesboulevards offraient réellement un aspect bariolétout à fait récréatif et je me souvenais du vieux pro-verbe : «Quand le bon Dieu sennuie dans le ciel, ilouvre la fenêtre et regarde les boulevards de Paris. »Il me sembla seulement quil y avait plus de gendar-merie quil nen fallait pour un jour de joie innocente.Un républicain que je rencontrai me gâta mon plaisiren massurant que la plupart des masques, ceux-même qui se démenaient le plus plaisamment, avaientété payés par la police, afin quon ne se plaignît pasde ce que le peuple no samusait plus. Jusquà quelpoint cela peut être vrai, je ne le déciderai pas. Lesmasques mâles et femelles paraissaient sen'donnersincèrement à cœur-joie, et si la police les payait enen outre tout exprès, la police était bien aimable. Cequi pouvait trahir son influence était le langage de