DE LA FRANCE.
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Son front est élevé, et le paraît d’autant plus que ledessus de la tête n’est couvert que de rares cheveux.Ces cheveux sont gris, presque blancs, couchés à platet couvrent assez maigrement le reste de la tête, dontla courbure est belle et bien proportionnée, et le longde laquelle de petites oreilles se dessinent presqueavec grâce. Le menton est court et ordinaire. Le noirbouquet de ses sourcils descend d’un air rude et sau-vage sur les orbites creux au fond desquels ses yeux,profondément cachés, semblent se tenir aux aguets;mais il en sort parfois un éclair qui brille comme unstylet. Son teint est gris-jaune, couleur ordinaire dessoucis et de la contrariété. On voit courir sur sa facetoutes sortes de plis singuliers, qui, sans être com-muns, il est vrai, ne sont pas nobles non plus, peut-être sont-ils juste-milieu. On prétend reconnaître enlui le banquier et trouver dans sa.tenue les habitudesmercantiles; j’ai même un ami qui assure qu’il a tou-jours envie de lui demander le prix du café ou lecours du change. Mais quand on sait qu’un hommeest aveugle, dit Lichtenberg, on croit toujours s’enapercevoir, même à sa nuque. Je ne trouve sans doutedans tout l’extérieur de Casimir Périer rien qui me rap-pelle la noblesse de naissance; mais il a dans son être