DE LA FRANCE.
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avec tant d’éclat de jeunesse, et il fallait encore qu’unenuit d’effroi teignît d’un blanc de neige la blonde che-velure de la belle Antoinette.
Il en a été tout autrement de la noblesse anglaise.Celle-ci a maintenu sa force; ses racines s’étendentdans le sol vigoureux, le peuple, qui admet commeles rejetons d’une espèce pure les plus jeunes fds dela nobility et, par cet intermédiaire qu’on appelle lagentry , demeure toujours allié avec la nobility, lavéritable noblesse. D’ailleurs, elle est pleine de pa-triotisme; elle a jusqu’à ce jour vraiment représentéla vieille Angleterre avec un zèle non simulé, et ceslords, qui coûtent tant, ont aussi, quand il le fallait,fait à la patrie des sacrifices. Il est vrai qu’ils sontarrogants, et beaucoup plus que la noblesse du Conti-nent, qui porte son arrogance en montre et se dis-tingue extérieurement du peuple par des costumes,des rubans, du mauvais français, des armoiries, descroix et autres jouets. La noblesse anglaise méprisetrop la bourgeoisie pour juger nécessaire de luiimposer par des moyens extérieurs et d’exposer enpublic les insignes de sa puissance. Au contraire, onvoit, comme des dieux incognito, les nobles anglaisvêtus d’une manière simple et bourgeoise, sans être