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ŒUVRES UE IIENIU HEINE.
vérité tout autre chose que la noblesse française, etelle mérite que j’en fasse précisément cet éloge. Lanoblesse anglaise s’est toujours opposée à l’absolu-tisme des rois, de concert avec le peuple, dont ellesoutenait les droits en même temps que les sienspropres; la noblesse de la France au contraire s’estrendue à discrétion aux rois. Depuis Mazarin, elle n’aplus résisté à leur puissance; elle n’a plus cherchéqu’à en obtenir sa part, au moyen d’un souple servicede cour. Manœuvres travaillant en commun avec lesrois, elle a opprimé et trahi le peuple. La noblessefrançaise s’est, à son insu, vengée sur les rois de l’étatd’oppression où elle avait été réduite, en les livrantaux séductions d’une dépravation énervante, en lesrendant presque imbéciles à force de flatteries. Sansdoute, épuisée elle-même de force d’esprit, elle a du,à cause de cela, tomber avec la vieille royauté : le•10 août ne trouva aux Tuileries qu’une troupe grison-nante et décrépite, armée de faibles épées de parade,et ce ne fut pas un homme, mais une femme qui or-donna avec courage et fermeté la résistance. Maisaussi celte dernière dame de la chevalerie.française,cette dernière représentante de l’ancien régime expi-rant ne devait pas non plus descendre dans la tombe