DE LA FRANCE.
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eux, contre les usurpations d’une aristocratie; qu’ainsila garantie d’une étroite alliance entre les deuxpeuples n’existerait pas seulement dans une confor-mité d’intérêts vis-à-vis de l’étranger, mais encoresous le rapport intérieur. Mais ils ne savent donc pasque le peuple anglais, par lui-même, est tout à faitaristocrate, et que ce n’est que dans le sens le plusétroit de l’esprit de corporation qu’il demande saliberté, c’est-à-dire ses libertés accordées par charteset privilèges, tandis que la liberté française, libertéfaite pour tout le genre humain, liberté dont tout l’uni-vers , les titres de la raison à la main, se mettra unjour en possession, est essentiellement et pour elle-même odieuse aux Anglais. Ceux-ci'ne connaissentqu’une liberté anglaise, liberté anglo-historique, pa-tentée à l’usage des sujets de Sa Majesté le roi de laGrande-Bretagne, basée sur quelque vieille loi, parexemple du temps de la reine Anne. Burke, qui vou-lait burker les âmes et vendre la vie réelle à l’anatomiede l'histoire, ne savait trouver à la révolution françaisede grief plus capital que celui de ne pas s’appuyer,comme celle d’Angleterre, sur de vieilles institutions,et il ne peut pas comprendre qu’un état puisse subsis-ter sans nobility . La nobilily d’Angleterre est à la