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De la France
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coûté la vie à un bien grand nombre qui seraienthommes faits aujourdhui, de sorte que parmi ces der-niers il ny a que peu dexemplaires complets de plu-sieurs années.

Au reste, jeunes et vieux, dans la salle des Amis duPeuple, conservaient un digne sérieux, comme on letrouve toujours chez des hommes qui se sententforts. Seulement leurs yeux étincelaient, et souvent ilscriaient : C'est vrai ! cest vrai ! quand lorateur arti-culait un fait. Lorsque le citoyen Cavaignac, dans undiscours que je ne pus bien saisir, parce que son débitest haché et jeté négligemment, parla des persécutionsjudiciaires auxquelles les écrivains sont toujours expo-sés , je maperçus que mon voisin se cramponnait àmoi pour résister à son émotion intérieure, et quil semordait les lèvres pour ne pas parler. Cétait un jeuneenragé aux yeux brillants comme des étoiles en fu-reur; il portait le petit chapeau de toile cirée à largesbords qui distingue les républicains. «Mais nest-ilpas vrai, me dit-il enfin, que cette persécution desécrivains est une censure indirecte? Il faut quonpuisse imprimer tout ce quon peut dire, et lon doitpouvoir tout dire. Marat soutenait que cétait injustice

de.citer pour manifestation dopinion un citoyen de-

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