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De la France
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PRÉFACE, H

ses semblants de sainteté, ce Tartuffe entre les États.

Enfin quand Varsovie tomba, tomba aussi le tendre etpieux manteau dont la Prusse avait si bien su se draper, etles plus myopes aperçurent larmure de fer du despotismequi était restée cachée. Cette salutaire révélation, cest aumalheur des Polonais que lAllemagne en- a été rede-vable.

Les Polonais!... Le sang tremble dans mes veines quandjécris ce mot, quand je pense à la conduite que la Prussea tenue vis-à-vis de ces nobles enfants du malheur, combienelle sest montrée lâche, petite, assassine! Lhistorien, émudhorreur, ne trouvera pas de paroles sil veut raconter cequi sest passé à Fischau ; cest plutôt au bourreau à écrireces déshonorants hauts faits.

Jentends déjà le fer rouge siffler sur le maigre dos dela Prusse.

Jai lu naguère, dans la Gazette d'Augabourçj , que leconseiller intime Frédéric de Raumer, qui sest acquis der-nièrement la réputation dun révolutionnaire de S. M. le roide Prusse, en se révoltant, comme membre de la commissionde censure, contre une rigueur trop oppressive, venait dêtrechargé de justifier les procédés du gouvernement prussienà légard de la Pologne. Lécrit est achevé, et lauteur adéjà reçu pour sa peine ses 200 thalers sonnants. Cepen-dant, japprends quil na pas paru à la camarilla do Bran-debourg écrit dune manière assez servile. Quelque peu im-portant que paraisse ce fait, il lest pourtant assez pour carac-tériser lesprit des hommes du pouvoir et la position de leurssubordonnés. Je connais par hasard le pauvre Frédéric deRaumer; je lai vu quelquefois se promener sous les tilleulsavec sa petite capote gris-bleu et sa petite casquette bleu-gris. Je le vis une fois en chaire, traitant le sujet de la