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que cette exiftence fe co-or donne avec c liede tous les peuples environnans, & en fubiflfetoutes les influences : influences d’autant plusconfldérable, que la plus part des fes peuplesfont r efpeûivement entre eux dans un état d’anar-chie. Ce n’eft qu’aprçs s’être long-tems froifTés &heurtés qu’ils commencent à concevoir uneidée d’ordre général pour le bien de tous:ordre auquel on a donné le nom de droit deSgens, & qui, s’il étoit fagement combiné,pourroit être regardé comme une forte deconftitution univerfelle.
Mais il eft vrai de dire qu’un peuple bienconftitué fe défend mieux qu’un autre detoutes les influences extérieures ; il fe défendmieux aufli de tous les mouvemens du de-dans ; alors il femble qu’il n’a plus que deuxchofes à craindre.
Premièrement l’extenfion démefurée d’un despouvoirs qui forment la conftitution.
Secondement la naiflance de nouveaux pou-voirs hors de la conftitution.
Qu’un gouvernement foit bien ou mal confti-tué , c’eft toujours par-là qu’il périt, c’eft tou-jours vers ces deux écueils que le portent, & fesrelations au dehors,& fes mouvemens au dedans.
Nous avons obfervé au commencement de