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ainfi, le vice du décret confifte vifiblementence que l’initiative du roi, auffi-bien que le vetodu corps légiflatif, font mal conftitués; car leroi ne doit jamais dire au corps légiflatif:voulez-vous que je fafle la guerre ; le corpslégiflatif ne doit jamais dire non plus au mo-narque : nous voulons que vous faffiez la paix.Dans l’un &c dans l’autre cas, le roi ne feroitplus le chef des pouvoirs, la conftitution fe-roit manquée.
Certes, il faut bien que le roi trouve desobftacles à fes fantaifies particulières; mais ileft évident que dans ce cas, la réfiftance nedoit pas prendre des formes impérieufes, elledoit au contraire s’envelopper dans la naturedeschofes , afin defe montrer en quelque forteavec moins d’éclat. Le roi veut faire la guerre ;mais certainement on ne fait la guerre qu’a-vec des hommes & de l’argent. Or, fi leshommes & l’argent font à la difpofition ducorps légiflatif , le veto demeure plein dansfes mains. Il eft clair qu’il ne peut fe faireaucune guerre contre fon vœu, & que lesminiftres eux-mêmes, à moins qu’ils ne foienten démence , ne fe hafarderont à aucune dé-marche à cet égard , fans être parfaitementaffurés de l’opinion & du vœu national. Vou-