les attentats, fe multipliant chaque jour, leurnombre en nécefîiîera l’impunité, & l’impunitébientôt en augmentera le nombre ? Ne voyez-vous pas que vous revenez , fans vous enappercevoir, à la barbarie de vos ancêtres,qui forcés de tolérer des violences qu’ils nepouvoient réprimer , avoient été forcés decompofer entr’eux pour leur propre vie, &de tariffer avec de l’argent l’exiftence deshommes.
Enfin, croyez-vous que les guerres exté-rieures n’étoient pas autrefois allez fanglantes,affez funeftes pour les citoyens , quoique lefoldat feul en portât tout le fardeau: ne voyez-vous pas que l’ennemi affociera déformais à fahaine & à fes précautions , des hommes qui,tranquilles & défarmés,ne lui infpiroient autre-fois aucun ombrage ; car les guerres des na-tions n’étoient que les guerres de leur forcepublique : le pauvre demeuroit tranquille dansfa chaumière au milieu du tumulte des armes,& le laboureur enfemençoit fes champs à côtéde tous les fléaux de la guerre ; au lieu quedu moment que vous les aurez armés , lesvoilà néceffairement enveloppés dans toutesles profcriptions hoftiles ; voilà les guerres desnations forcées de prendre le çaraétere des