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(que nôs voifins le font, St il faut eticore qiiéla force deftinée à la proteftion intérieure lefoit ; car e’eft cela feul qui la conftitue forcépublique ; d’oil il fuit qu’il ne faut pas que lescitoyens foiént armés ; car s’ils l’étoient, làforce publique n’auroit aucun avantage fureux ; elle ne feroit plus force publique.
D’urt autre côté, û les citoyens étoient ar-més , il faudroit bien qu’il s’établît quelquepart un centre de fiipérioricé St de comman-dement. Si ce centre étoit le roi, quelle prifene lui donnefoiî-on pas fur la liberté, St fi cecentre étoit hors du roi $ même inconvénientpour la liberté , St de plus on auroit celui deplufieurs centres de force * par conséquent déplufieurs gouvernemens.
D’ailleurs , voulez-voiis avoir des foldatsau, lieu de citoyens ? voulez-vous flétrir toutesles profeflïons tranquilles St cafanieres? voulez*Vous fubftituer pàr-tout le goût des armes,aux moeurs Amples St champêtres, aux fpédi-lations douces St paifibles de l’agriculture, ducommerce, des fciences St des arts ? Ne Voyez^-Vous pas que cette effervefcence giterriere remdra bientôt les citoyens entr’eux hargneux Stquerelleurs ; que les moindres agitations ferontfanguinaires 5 que les meurtres, les violences »