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leur impofer les conditions qu’elle attache àcet abandon , &c fixer en même - tems avecelles les bafes eflentielles de fa confiance. Ileft donc vrai que c’eft la confiance de la na-tion qui doit être la fuprême loi ; mais c’eftpar cela même que la confiance ifolée d’unecelleftion telle ou telle d’individus , n’a pas ledroit de prétendre à une latitude indéfinie,parce que dans tous les tems & dans tous lescas, elle doit être fubordonnée aux principesgénéraux qui font la baie de celle de la na-tion.
Or , une convention nationale a deuxmoyens pour empêcher les confiances parti-culières de fe trouver en oppofition avec laconfiance publique, c’eft d’exiger une certainequalité pour être éle&eur , ou une certainequalité pour être éligible. Je dis l’un ou l’autre;car il n’y a certainement aucune raifon pourcerner tout - à-la-fois & l’éleûorat & l’éligibi-lité. Eft-ce l’éligibilité que vous voulez cerner ?eft-ce par l’éligibilité que vous voulez empêcherles confiances particulières d’infpirer des inquié-tudes à la nation? A lors il faut lavoir être franc& conféquent, il faut vous affurer des hommesqui foient évidemment au-deflus des premiersbefoins ; & dès - lors vous ne pourrez vous