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îafnille., maries St déjà avancés en âge, ferontexclus de l’honneur de l’éligibilité , fouventmême de l’éleâorat , on lent combien unedifpofition de cette efpece peut paroître dureSt infoutertable.
Cependant nous ofons dire que cette matièreeft encore toute neuve comme bien d’autres, Stqu’elle n’a pas été encore traitée dans fes vérita-bles principes. On a répété juîqu’à la fatiété ,qu’il falloit biffer la plus grande latitude à laconfiance ; mais il eft fur qu’on n’a pascompris le véritable fens de cet axiome incon-teftable. En effet, les membres du corps lé-giflatif font les repréfentans de la nation ; ilsfont des loix pour toute la nation ; il fautdonc qu’ils aient la confiance , non pas detelle ou de telle partie de la nation, mais dela ration entière. Peut-être que dans ’a rigueurmétaphyfique des chofes, il feroit néceffaireque ce fût la nation elle-même qui procédât àla nomination de fes repréfentans ; mais puif-que cela n’eft pas pofîible dans unepetite république, à plus forte raifon dansun vafte empire. Ce droit qui lui appartient enmaffe, la nation eft donc forcée de l’aban-donner à fes différentes parties ; mais en l’a-bandonnant ainfi, il eft bien jufte qu’elle puiffe
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