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Essai sur l'art de constituer des peuples : ou examen des opérations constitutionelles de l'Assemblée nationale de France
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Quant aux célibataires , leur exclulion eftune conféquence de mon fyftême, ôc je nela défavoue pas; non pas que japprouve engénéral les loix qui ont été faites chez lesdifférens peuples contre le célibat; elles onttoujours manqué leur but: car, quimportequon faffe des loix de cette efpece, tant quele luxe ou les mauvaifes moeurs rendrontle mariage impoflible ; faites des loix quifaffent aimer la vertu , qui attachent auxmoeurs fimples & domeftiques , & vous verrezque vous ferez difparoître le célibat. Mais,fans vouloir quon porte de loi au fujet ducélibat, je penfe que la loi ne doit pas fedéfendre dhonorer plus particuliérement lemariage. Lhomme , dans létat de famille,outre quil a plus de droit à toute efpecedhonneur, a peut-être befoin, plus que le cé-libataire , dun peu plus de confidération pu-blique. Il en devient en quelque forte , plusrecommandabe à fa femme, plus cher, plusrefpeâable pour fes enfans. La fociété ne peutdonc sempêcher dattacher une importanceparticulière à létat de famille , puifquelleneft elle-même quune grande fédération deftmnlcs. E! e ne doit donc reconnoître commey- mores attifs de cette fédération, que des