citoyens finiffent bientôt par avoir continuelle*ment fur eux une autorité qui les gêne & quiles preffe, & cela fouvent fans autre but quecelui de ne pas demeurer oififs. La liberté indi-viduelle ne gagne donc rien à cette a&ion para-fée, & la puiffance publique y perd (i)dEnfin, l’on fent qu’une multitude confidéra*ble d’adminiftrations fupérieures & inférieuresdeviendroit un objet de dépenfe effrayant, &
(i) Ce fera sûrement une chofe curïeiife que devoir remuer enfemble les départemens , les difiricls ,les municipalités , les cours de juflice & les gardesnationales ; & qui fait Jî les clubs ne voudrontpas auffi s'en mêler, ? comment Cautorité royaleviendra-t-elle à bout de s'insinuer dans un fi grandnombre de branches attachées à autant de fouchesdifférentes ; & fi leur vie ' nef pas la même , fichaque corporation a une volonté qui /’imbroglie,quelle confufion ! quelle anarchie ! Que deviendra[a jufiice , V adminifiration & le gouvernement ?On dit que la juflice ne fe mêlera plus des admi-nifirations : certes . je le crois ; mais commentfera- t-on pour que les adminif rations , les muni-cipalités , les gardes nationales , ne fe mêlent pasde la jufiice j