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l’acquiefcement, qui, de leur nature, doiventêtre libres & volontaires.
Le juge présentera la paix d’une main, maisde l’autre il aura un glaive pour la faireaccepter. On aura beau ne le préfenter quecomme un tribunal amiable & volontaire ; celuiqui feroit tenté d’éluder l’arbitre feroit bientôtatteint par le juge ; & quand on penfe que deshommes habitans des campagnes ifolées &Sauvages , fans furveillans , fans témoins ,de leur injuftice , au milieu de malheu-reux voués à l’ignorance & à la mifere ,jugeront Souverainement descaufes de 50 liv.;qu’ils auront à leurs difpofitions la propriété ,&, jufqu’à un certain point, la tranquillité detous; quand on penfe que de tels hommespourront rendre , tout à leur aife, des déd-iions non pas arbitrales, mais arbitraires, & féjouer à leur volonté de tous les droits de leursconcitoyens, on ne fait que penfer du traversqui a pu faire goûter une difpolition fem-blable. Il eût été cent fois préférable, Suivantmoi, de laiffer les juges de paix ce qu’ils dé-voient être , de fimples juges de conciliation ?fans leur attribuer aucune efpece de jurifdiélionencore moins de jurifdiétion Souveraine ; ou6 l’on croyoit cette jurifdiction abfolument