' * 5 ^
niftration, que des forces étrangères doiventvenir reconforter la foibleffe du prince , luimontrer fans ceffe le but & la route, en luilaiflant feulement la liberté 6c la latitude né*ceftaire pour pouvoir s’y balancer,oc non paspour pouvoir s’en détourner.
Ainfi , ce n’eft pas au peuple des diverscantons à nommer les juges 6c à les infli-tuer, c’eft au roi feul ; mais c’eft au peuplequ’il convient de les déiigner, parce que c’eftlui feul qui peut donner au monarque lesvéritables indications dont il a ,befoin ; carfon intérêt, aufti-bien que celui du peuple,eft que les loix foient exécutées, 6c qu’ellesle foient avec équité 6c impartialité ; fa vo-lonté à cet égard eft nécefîairement pure, elle«’a befoin que d’être éclairée.
La conftitution peut donc preferire qu’ilfera préfenté au roi par les divers cantonne-mens, un certain nombre de fujets; trois, parexemple, fur lefquels le roi en choifira 6c eninftituera un : de cette maniéré, on ne s’affu-rera pas abfolument qu’il fera toujours fait lemeilleur choix, mais on s’affurera qu’il n’ertfera jamais fait un mauvais ; ce qui eft déjàtrès-eflentiel. La conftitution mariera enfem-ble l’influence du peuple 6c l’influence du