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d’inftance, foit d’appel, il me paroît d’abordbien effentiel qu’ils ne foient pas trop nom-breux , il me paroît effentiel auffi qu’ils ne lefoient pas trop peu. Dans le premier cas ilsauroient plus de force que d’adivité , dansle fécond ils auroient plus d’adivité que deforce ; je demande qu’on ne méprife pas iciles détails,parce qu’ils tiennent plus près qu’onne penfe au bonheur des peuples , &c qu’àcet égard rien n’eft minutieux. Du refteplufieurs queftions importantes fe préfentent;y aura-t-il des cours d’appel ? les juges feront-ils temporaires ou à vie ? feront - ils éluspar le roi ou par le peuple ?
Je crois d’abord qu’il faut des cours d’ap*pel , & que ces cours doivent être placéesdans les grandes villes. La vertu , dit - on ,habite indiftindement les grandes comme lespetites villes ; cela peut être ; mais les talens,les lumières , Paifance qui mett outl’homme à l’abri des premiers befoins , ha-bitent de préférence les grandes villes, parcequ’ils recherchent toujours de plus grandsthéâtres. Les juges des grandes villes ferontdonc toujours plus éclairés , plus habiles,moins avides , une plus grande maffe d’opi-