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de la religion nationale ; car la fociété a leplus grand intérêt en ce genre, comme en tous,que des hommes inquiets, fanatiques ou ambi-tieux, ne puiffent porter atteinte à la paix &à la conftitution qui cft établie.
Or, un des principaux moyens de confer-ver la rel'gion nationale, quelle qu’elle foit,c’efl de l’attacher au fol, c’eft de lui faire unedotation territoriale. L’affemblée nationale , enôtant à la religion catholique fes poffeffionsfoncières, en l’élevant, pour ainft dire , horsde terre , l’a véritablement étouffée. Une reli-gion difpendieufe dont l’exiftence efl attachée' à la perception verfatile &: toujours odieufedes impôts, une religion qu’on a mife à lamerci de tous les événemens & de toutes lesagitations, à laquelle on a donné pour ennemistous les mouvemens de l’intérêt &c de la cupi-dité , qu’on a fur-tout rendue à charge au pau-vre ; au pauvre, auquel elle ne doit préfenterjamais, que des images de bonheur & de con-folation, eft, je ne dirai peut-être pas , unereligion perdue, mais du moins une religionautour de laquelle on a applani avec bien del’afFeéfaticn tous les moyens de ruine, & parconféquent ceux de boulèverfer toute l’exiftencepublique.
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