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duire à sa perte, c’est une côttjuratiori per-pétuelle de la constitution contre la royauté*
Si au contraire dans l’ordre aftuel des chofes*cette prérogative pouvoit acquérir quelqueréalité, ce feroit encore un grand malheur,car cela prouveroit que le monarque âuroitraffemblé autour de lui une maffe de force affezimpofante pour balancer à lui feul toute l’in-fluence du peuple* C’eft ici, fur-tout, qu’ilfaut se méfier de l’ambition de la chambredu confeil du roi qui , dès Ce moment, vafaire tous ses efforts pour s’ériger en chambre-haute , & pour accoutumer les peuples à la re-connoître en cette qualité ; alors il me fembleque par ce moyen feul, le roi avec fort con-feil & fa Cour, pourrait redevenir une fé-condé fois le maître d’une partie principalede la liberté & de la profpérité publique. Neregardons pas une telle fuppofition commechimérique ; l’hiftoire des tems paffés nousoffre d’affez mémorables exemples de l’im-portance qu’ont pris fucceffivement les diverfeschambres dit confeil du roi* Les inftitutionsles plus célèbres n’ont pas toujours eu de firedoutables commencemens, & peur peu queles minifixes .aient d’adteffe, il me paraîttrès-poffible que la chambre inflituée fous le
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