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dire corps à corps, la volonté du monarque etcelle du peuple est bien la plus propre à entre-tenir un état de convulfion et de désordre ;mais non pas à former une bonne constitution.On convient qu’il faut une puissance quelcon-que capable d’enrayer les mouvemens pétulanset souvent extravagans d’une chambre unique.Mais comment a-t-on pu,espérer que le roi,un homme tout seul, élevant avec timidité satête isolée au milieu d’une masse démocrati-que , sans -cesse en effervescence, pourroitappliquer avec succès sa résistance à des déli*bérations auxquelles le peuple, ou le corpslégislatif son écho , attachera d’autant plusd’importance qu’il y aura mis peut-être plusde déraison , d’irréflexion et de véhémence ,et quand le monarque seroit capable de con-sentir à une semblable démarche, ou seroit leministre qui voudroit la lui conseiller, quioseroit ensuite la seconder, qui oseroit tenirtête à une assemblée aussi formidable, et secharger ainsi de la haine de tout un peuple?La prérogative donnée au roi est donc uneprérogative purement illusoire fi elle ne Fpeutpas être mise à exécution , & dès-lors c’estun piège qu’on lui tend , c’est un pouvoirdont on lui donne l’apparence pour le con-duire