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Essai sur l'art de constituer des peuples : ou examen des opérations constitutionelles de l'Assemblée nationale de France
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tion ne puisse jamais leur suffire pour sisoler;et alors du moment quun des pouvoirs prin-cipaux voudroit entreprendre fur un autre»il faut que celui-ci ait une force de résistanceque jappelle veto.

Le veto nest donc pa9 une prérogative par-ticulière au roi feulement, elle doit être corn"mune à tous les pouvoirs, et elle doit appar-tenir à chacun de ces pouvoirs dans le point ne sexerce pas son aûion principale. Parexemple, cest le roi et ses ministres qui de-mandent des subfides pour tel ou tel départe-ment, il seroit absurde que le roi eut un vetosur une chose dont il fait la demande. Lachambre des communes, dun autre côté, esttoujours la première qui prononce ; elle peutaccorder ou refuser les impôts, elle peut endéterminer la quotité ou la durée, il est évi-dent que son action , à cet égard, est uneaction principale et non pas un veto ; mais lachambre haute, à qui na point été faite lademande en première instance, et qui examineà son tour et cette demande, et la concessiondes communes, peut exercer, à cet égard, unvéritable veto.

Dun autre côté, le roi a la direction dela force publique, et dès-lors il veut augmenter