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tion ne puisse jamais leur suffire pour s’isoler;et alors du moment qu’un des pouvoirs prin-cipaux voudroit entreprendre fur un autre»il faut que celui-ci ait une force de résistanceque j’appelle veto.
Le veto n’est donc pa9 une prérogative par-ticulière au roi feulement, elle doit être corn"mune à tous les pouvoirs, et elle doit appar-tenir à chacun de ces pouvoirs dans le pointoù ne s’exerce pas son aûion principale. Parexemple, c’est le roi et ses ministres qui de-mandent des subfides pour tel ou tel départe-ment, il seroit absurde que le roi eut un vetosur une chose dont il fait la demande. Lachambre des communes, d’un autre côté, esttoujours la première qui prononce ; elle peutaccorder ou refuser les impôts, elle peut endéterminer la quotité ou la durée, il est évi-dent que son action , à cet égard, est uneaction principale et non pas un veto ; mais lachambre haute, à qui n’a point été faite lademande en première instance, et qui examineà son tour et cette demande, et la concessiondes communes, peut exercer, à cet égard, unvéritable veto.
D’un autre côté, le roi a la direction dela force publique, et dès-lors il veut augmenter