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ailleurs, quelque chofe qu’on faffe , il eft une loidegravitation pour les êtres moraux comme p6urles êtres phyfiques, les uns 5c les autres étant misen mouvementdans une fphere d’aûion, quellequ’elle foit, ce font toujours les plus denfes quiviennent fe placer au centre ; Sc c’eft le peuplefur-tout qui eft porté à fe laiffer commanderpar cette loi éternelle ; car il ne faut pas leconfidérer dans des momens paffagers de con-vullion 5c de haine, ( ce n’eft pas dans lecahos qu’il faut obferver les réglés du mou-vement. ) mais dans ces tems de quiétude 5cde calme , auxquels il eft bien forcé enfind’arriver , 5c c’eit alors que fans s’embarraflerd’accorder les honneurs aux plus dignes, ilne confulte bientôt plus que l’éclat extérieurde l’opulence, des titres, ou d’une vaine! re-nommée , voilà le peuple de tous les tems,voilà'le peuple : qui Jlultus honores fcepe dut in -dignis , dit Horace, & flupet in titulis & ima-gïnibus. Ainfi le véritable moyen d’arriver àl’ariftocratie, ou du moins de lui donner unegrande prépondérance, eft précifément la for-mation du corps légiflatif en chambre unique.
Une fécondé chambre, au contraire, eft uneefpece d’ofîraciline , par lequel le peuple éloi-gne avec honneur de fes délibérations des
perfonnages