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leurs loix, cherchent à interrompre le coursde la nature, reffemblent à ces enfans.
Le fauvage, au contraire, fe contente defe défaltérer dans le ruiffeau, & le laiffe en-fuite : il n’y a que l’induftrie de l’homme civi«lifé qui faehe l’élever au-deffus de fon lit ordi-naire pour le diriger enfuite vers des terresinfertiles & arides, où fes eaux portent l’abon»dance & la vie.
Vous n’imiterez pas l’enfant; mais imiterez»vous le fauvage, laifferez-vous vagabonder lanature, laifferez-vous les citoyens fans aucunordre s’approcher indiftinélement pour porterleur vœu à la légiflation commune ? R eft évi-dent que vous les aurez bientôt dominés parl’influence des grandes inégalités fociajes, commeils l’étoient dans l’état fauvage par l’influencedes grandes inégalités de la nature. Il ne fautpas beaucoup de réflexion pour voir que lorf-que les grands d’une nation font réunis aupeuple pour faire les loix, ces loix ne fontbientôt plus celles du peuple, mais celles desgrands ; que les grands accaparent toutes lesplaces, fe mettent à la tête de tous les mou*vemens , font toutes les loix pour eux, &que l’influence du peuple , & le peuple lui-même s’anéantit peu-à-peu. Comme je l’ai dit